Quand être une “bonne mère” devient épuisant : ralentir pour mieux vivre l’été avec son enfant à besoins particuliers
- Regina Osega

- il y a 18 heures
- 4 min de lecture
Être maman d’un enfant à besoins particuliers demande une présence immense. Une présence physique, émotionnelle, mentale… souvent constante. Et derrière l’amour inconditionnel que l’on porte à notre enfant, il y a aussi une réalité plus silencieuse : la fatigue, la pression, la culpabilité et parfois même le sentiment de ne jamais en faire assez.
Dans une société où la performance est valorisée partout, la parentalité n’y échappe pas. Plusieurs mamans vivent avec cette quête invisible d’être une mère parfaite : être calme en tout temps, patiente malgré les crises, organisée, disponible, créative, positive… même lorsqu’elles sont complètement épuisées.

Mais à quel prix?
La parentalité de performance : vouloir toujours “bien faire”
Avez-vous tendance à surperformer dans votre rôle de maman?
À vouloir tout gérer seule?
À culpabiliser lorsque vous perdez patience?
À croire que les autres mamans semblent mieux réussir que vous?
Cette pression intérieure peut devenir très lourde, particulièrement lorsque notre enfant demande davantage d’accompagnement, de soins ou d’adaptation au quotidien.
Souvent, derrière cette volonté de tout contrôler se cache un besoin profond : celui de se sentir compétente, rassurée et en sécurité. Lorsqu’on vit beaucoup d’imprévus ou de crises avec notre enfant, chercher à tout maîtriser peut devenir une façon de diminuer l’anxiété… même si cela nous épuise.
Le piège de la comparaison
Les réseaux sociaux peuvent parfois amplifier ce sentiment d’insuffisance. On voit des familles souriantes, des activités parfaitement organisées, des vacances qui semblent simples et harmonieuses. Et inconsciemment, on commence à se comparer. “Pourquoi je trouve ça si difficile?” “Pourquoi je n’arrive pas à rester calme?” “Pourquoi je me sens dépassée?”
Mais ce que l’on voit en ligne ne reflète jamais toute la réalité. Derrière les photos parfaites, chaque parent vit aussi ses défis, ses doutes et ses moments de découragement. Votre réalité est différente. Votre enfant est unique. Et votre valeur comme maman ne se mesure pas à votre capacité à être parfaite.
Quand le sentiment de compétence parentale diminue...
À force de vouloir répondre aux besoins de tout le monde avant les siens, plusieurs mamans finissent par s’oublier complètement. Cela m'est déjà arrivé lorsque j'ai vécu la dépression post-partum.
Cela peut se manifester par :
de l’irritabilité
une fatigue émotionnelle importante
un sentiment d’échec
de la culpabilité
de la colère
une impression constante d’en faire trop… sans jamais sentir que c’est suffisant
Lorsqu’un parent ne répond plus à ses propres besoins, le risque d’épuisement parental augmente. Et contrairement à ce que plusieurs croient, prendre soin de SOI n’est pas un luxe. C’est une nécessité.
Et si cet été devenait une occasion de ralentir?
Les vacances d’été n’ont pas besoin d’être parfaites pour être significatives. Votre enfant n’a pas besoin d’une maman qui organise tout à la perfection. Il a surtout besoin d’une maman présente, connectée et suffisamment disponible émotionnellement pour partager de vrais moments avec lui.
Voici quelques pistes pour vivre un été plus doux et plus léger :
Apprendre à vous écouter davantage
Prendre quelques minutes pour vous demander :“Comment je me sens aujourd’hui?” “De quoi ai-je besoin?” Ces petites pauses permettent souvent de mieux réguler nos émotions avant d’atteindre le trop-plein.
Respecter vos limites
Dire non ne fait pas de vous une mauvaise mère. Vous avez le droit de ralentir le rythme, de refuser certaines activités ou de choisir des journées plus simples. Respecter vos limites, c’est aussi protéger votre santé mentale.
Connecter avec votre enfant autrement
Parfois, les plus beaux moments sont les plus simples :
jouer sans objectif
marcher ensemble
rire
écouter de la musique
se coller
La connexion ne se crée pas dans la performance, mais dans la présence.
Accepter de demander de l’aide
Vous n’avez pas à tout porter seule. Accepter l’aide de l’entourage, même pour de petites choses, peut faire une réelle différence. Une heure de répit, une sortie, un repas préparé ou simplement une écoute bienveillante peuvent alléger énormément la charge mentale.
Prendre de la distance avec les réseaux sociaux
Il peut être bénéfique de limiter les contenus qui nourrissent la comparaison ou la culpabilité. Choisissez plutôt des espaces qui vous font du bien, qui normalisent les défis parentaux et qui vous rappellent que vous n’êtes pas seule.
Vous offrir de la douceur
Et si vous vous parliez avec autant de bienveillance que vous le faites avec votre enfant? Portez votre attention à votre discourt interne. Se donner le droit de se reposer, de pleurer ou de faire des erreurs fait partie d’une parentalité plus humaine et plus saine.
Vous avez le droit d’être imparfaite
Être une bonne mère ne signifie pas être calme en permanence. Cela ne veut pas dire ne jamais crier, ne jamais être fatiguée ou toujours savoir quoi faire. Être une bonne mère, c’est continuer d’aimer, de réparer, d’essayer et d’être présente malgré les difficultés. Vous avez le droit d’être humaine. Vous avez le droit de ralentir. Et surtout, vous avez le droit de prendre soin de vous aussi.
Si vous ressentez le besoin d’être soutenue à travers certains défis du quotidien — que ce soit au niveau des émotions, du comportement, de l’organisation familiale, de la parentalité ou du bien-être de votre enfant — je serais heureuse de pouvoir vous accompagner avec bienveillance et sans jugement.
Comme intervenante en psychoéducation et future psychoéducatrice, mon approche vise à offrir des outils concrets, un espace sécuritaire d’écoute et un accompagnement adapté à votre réalité familiale.
De plus, à partir du mois de juin, je pourrai officiellement exercer en tant que psychoéducatrice. Les services de psychoéducation étant reconnus par la majorité des assurances collectives, nous vous invitons simplement à vérifier les détails de votre couverture directement auprès de votre assureur.
Si vous sentez que c’est le bon moment pour vous, vous pouvez simplement me contacter par courriel à : angelly.bonheurataportee@hotmail.com
Les places étant limitées, je vous invite à écrire dès maintenant si vous souhaitez réserver une plage horaire ou obtenir plus d’informations.
Au plaisir d'échanger avec vous!

Rédigé par: Regina Osega, Intervenante en psychoéducation spécialisée en soutien à la parentalité, maman, conférencière et Fondatrice du Bonheur est à ta portée
Candidate à la profession de psychoéducatrice







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