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Deuil périnatal : Mon parcours vers la résilience en tant que parent

Dernière mise à jour : 3 avr.

Récemment, j’ai fait face à une épreuve difficile qui m’a demandé d’apprendre à nouveau à être résiliente. Vers la fin du mois d’août, j’ai vécu un deuil périnatal à six semaines de grossesse. Malheureusement, c’est une épreuve que plusieurs parents de mon entourage ont dû aussi traverser.


Chaque année, c’est près de 23 000 familles québécoises qui sont touchées par le décès d'un bébé. Il s’agit du deuil vécu par les parents de bébés décédés pendant la grossesse (in utero), durant l'accouchement ou au cours de la première année suivant la naissance. L’intensité du deuil et/ou sa légitimité ne se mesure pas au nombre de semaines de grossesse de la mère.

C’est dans des moments de désespoir et de profonde tristesse que nous découvrons de quoi nous sommes faits. Ça prend, entre autres, du courage pour se relever et surmonter des épreuves (un traumatisme, une maladie grave, un deuil, etc.) qui puissent nous rendre en déséquilibre adaptatif et affecter notre état de bien-être, notre santé mentale.

La santé mentale on en a TOUS une dont on se doit d'en prendre soin.

Pour y arriver, je suis convaincue que nous devons revenir à l'essentiel:

  • demeurer à l'écoute de soi (de nos besoins) et se respecter dans cette écoute

  • revenir à soi vers un meilleur état de bien- être, c'est-à-dire de retrouver un meilleur équilibre de vie (qui ne sera pas parfait, mais juste assez pour être bien)

  • demeurer dans la bienveillance, la douceur et l'indulgence envers soi surtout face à des épreuves qui affecteront notre bien- être mental

  • cultiver et développer notre réseau de soutien

  • avoir le courage de se montrer vulnérable et oser chercher de l'aide lorsque cela est nécessaire

C'est si facile à dire en théorie, mais pas si simple à mettre en pratique.

Aujourd'hui, j'ose faire preuve de courage en me montrant vulnérable.


Il faut dire qu'au début de mon deuil périnatal, j'ai eu de la difficulté à demeurer à l'écoute de moi. J'avais besoin de ralentir le rythme n'étant plus disponible pour travailler. Je m'en voulais de ne plus être productive dans mon entreprise.


J'ai découvert avec le temps que je crée dans le plaisir. J'éprouvais une profonde tristesse qui n'était pas toujours comprise, en commençant par moi-même.


Fondamentalement, l'être humain a besoin de se sentir en sécurité et de faire du sens dans ce qu'il vit.

J'ai donc écouté une série documentaire produite par le CHU Sainte-Justine intitulée Revenir les bras vides dans laquelle des parents ayant vécu un deuil périnatal et leur entourage nous livrent leur histoire. Cela m'a permis de mieux comprendre ce que je vivais.


Une perte qui mérite d’être ressentie pleinement avec ses vagues émotionnelles et vécue dans toutes ses étapes (le choc et le déni, la tristesse, la colère, etc.) pour arriver à ressentir finalement l’acceptation.


Je sentais que je devais aussi revenir à MOI. J'ai donc décidé de me mettre en arrêt de travail pendant deux semaines...


J'ai tenté de demeurer dans la bienveillance, la douceur et l'indulgence envers moi-même.


À tous les jours, c'était un défi. La douceur que j’ai tant à donner aux personnes autour de moi dans le cadre de mon travail, mais que j’ai de la difficulté à m’offrir. Étant de nature perfectionniste, j'étais tellement dure envers moi.


Jusqu'au moment où j'ai compris que le support de notre entourage et le temps sont nos meilleurs alliés pour passer à travers cette épreuve.
C’est un effort conscient de devoir rester à l’affût de nos capacités et nos difficultés adaptatives ainsi que de nos besoins.

Selon M. Boris Cyrulnik qui est neuropsychiatre, la résilience est la reprise d’un nouveau développement après un traumatisme. C'est un processus qui prend du temps et dont le support émotionnel de notre entourage est un des facteurs de protection clés.


Un facteur de protection permet à l'individu de bien s'adapter à d'autres situations ou secteurs de sa vie (Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec, 2014).


Aujourd’hui, je vais mieux, car j’ai pris le temps de prendre soin de MOI.

Je reprends le travail à mon rythme et je retrouve un meilleur équilibre de vie (qui ne sera pas parfait, mais juste assez pour être bien). ;)


Enfin, je vous encourage à oser aller chercher de l'aide professionnelle lorsque cela est nécessaire.


Pour d’autres astuces concrètes à poser dans votre quotidien afin de retrouver une harmonie familiale et devenir un parent équilibré, je vous invite à vous inscrire, dès maintenant, au défi gratuit Parents à Bouttes à venir prochainement.



Rédigé par: Regina Osega, Intervenante en psychoéducation spécialisée en soutien à la parentalité, conférencière et Fondatrice du Bonheur est à ta portée


Candidate à la profession de psychoéducatrice



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